Le commerce est un moteur important du développement économique en Guinée, déclare le Ministre du commerce

Le commerce est un moteur important du développement économique en Guinée, déclare le Ministre du commerce

24 juillet 2014

Au cours de la visite qu'il a effectuée aujourd'hui pour rencontrer le Directeur exécutif du Secrétariat exécutif du Cadre intégré renforcé (CIR), M. Ratnakar Adhikari, S.E. M. Marc Yombouno a exprimé les vifs remerciements de son gouvernement pour le Programme du CIR en Guinée, ainsi que son engagement de poursuivre la mise en œuvre concrète du programme.

"Le gouvernement considère le commerce comme une question transversale dans sa stratégie de développement nationale et comme un moyen d'alléger la pauvreté, a dit M. Yombouno. La Guinée a mis en place une bonne gouvernance et des politiques d'infrastructure qui contribuent à créer un environnement économique favorable propre à attirer des investissements privés nationaux et étrangers. Le rôle joué par le CIR dans le soutien au développement des capacités du Ministère du commerce est essentiel à cet égard."

Le Ministre a dit que son gouvernement appréciait le soutien apporté au projet de catégorie 2 dans le secteur de la mangue. "Plus de 80% des Guinéens vivent en zone rurale, et la majorité d'entre eux sont des personnes pauvres qui dépendent de l'horticulture, et notamment de la culture de la mangue. Le projet de catégorie 2 du CIR relatif à la mangue aide à soutenir les moyens d'existence de ces personnes et à réduire la pauvreté." Le Ministre a souligné les liens avec le deuxième projet de catégorie 2 relatif à la modernisation du Laboratoire national de contrôle de la qualité. Ce projet était important pour améliorer la qualité de toute une série de cultures destinées à l'exportation et pour aider les agriculteurs à accéder aux marchés et à créer des revenus. "Ce projet aidera aussi les voisins régionaux qui n'ont pas d'infrastructure nationale adéquate en matière de qualité à utiliser les installations guinéennes pour améliorer les normes de produits, de façon à stimuler le commerce régional", a dit le Ministre.

Au titre du CIR, la Guinée met actuellement en œuvre un projet de catégorie 1 destiné à renforcer les capacités institutionnelles et humaines du Ministère du commerce afin de faciliter l'intégration du commerce, la fourniture de l'Aide pour le commerce et la mise en œuvre des projets prioritaires. La mise à jour de l'étude diagnostique sur l'intégration du commerce de 2003 est en cours, avec le soutien de la Banque mondiale. La Guinée met également en œuvre un projet de catégorie 2 du CIR relatif au développement de la chaîne de valeur de la mangue. En Guinée, sur les quelque 380 500 habitants de ces régions, plus de 85% tirent leurs revenus de la production de mangue. En outre, 80% de ces derniers, soit 258 000 personnes, sont des femmes qui produisent et récoltent des mangues parallèlement à des activités de jardinage et d'artisanat.

Le Directeur exécutif du Secrétariat exécutif du CIR, M. Ratnakar Adhikari, a salué la forte appropriation nationale du programme du CIR en Guinée et a félicité le pays d'avoir mis le commerce au premier plan dans les prises de décisions nationales. Il a dit que les politiques mises en place pour soutenir l'amélioration de l'environnement macroéconomique et politique en Guinée feraient beaucoup pour développer et stimuler la capacité commerciale du pays.

"Le projet de catégorie 2 relatif à la mangue offre la possibilité de transformer le paysage commercial de la Guinée. De même, la mise à niveau du projet d'infrastructure de laboratoire, qui peut contribuer à stimuler le commerce agricole non seulement au niveau international, mais aussi au niveau régional, semble tout aussi prometteuse", a dit M. Adhikari, qui a assuré les délégués en visite que "le Secrétariat exécutif du CIR s'efforcerait de présenter le projet en temps utile au Conseil du CIR pour examen".

M. Ansoumane Berete, Coordonnateur de l'Unité nationale de mise en œuvre (UNMO) du CIR en Guinée, a donné quelques renseignements actualisés sur la mise en œuvre des projets de catégorie 1 du CIR. Il a dit que, grâce au soutien fourni au titre de la catégorie 1, le commerce figurait dans le troisième Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté, et des connexions institutionnelles étaient en cours d'établissement avec les Ministères de l'agriculture et des transports. Par ailleurs, un cadre juridique et réglementaire concernant les droits de propriété intellectuelle était désormais en place, et des politiques nationales et des stratégies sectorielles avaient été élaborées. L'intervenant a également indiqué que diverses sessions de formation destinées à renforcer les capacités avaient eu lieu dans la capitale (Conakry) ainsi que dans les provinces.

Au sujet du projet de catégorie 2 relatif à la mangue, le chef de projet, M. Mamadou Conde, a dit que le projet était engagé et que quatre études avaient été lancées, dont une étude de faisabilité sur l'octroi de crédits aux agriculteurs en étroite coopération avec des établissements de microfinancement. Pour assurer la réussite du projet, d'autres acteurs tels que le Ministère de l'agriculture et l'Institut de recherche agronomique de Guinée y prenaient une part active. Des travaux étaient également en cours avec l'ITC, qui faisait partie des partenaires de mise en œuvre, pour soutenir des études de marché et l'élaboration d'une stratégie concernant la mangue, ainsi qu'avec le COLEACP (Comité de Liaison Europe‑Afrique‑Caraïbes‑Pacifique) au sujet du renforcement des normes de produits. L'UNMO était également en liaison avec l'ONUDI au sujet de l'ajout de valeur aux produits.

Pour conclure la réunion, M. Ratnakar Adhikari a félicité la délégation guinéenne d'avoir fait part d'expériences réussies sur le terrain. Au sujet des futures propositions de projets de catégorie 2 concernant l'ananas et le secteur des cuirs et peaux, il a déclaré que "le CIR [était] un catalyseur et devrait servir de plate‑forme pour mobiliser des ressources en faveur de projets susceptibles de financement auprès des partenaires de développement, du secteur privé et du gouvernement" et qu'il se tenait "prêt à aider le pays à étoffer ses propositions de projets ainsi qu'à établir des connexions avec les donateurs si nécessaire".

Note aux rédacteurs:

Le Cadre intégré renforcé (CIR) est un partenariat mondial entre les pays les moins avancés (PMA), les donateurs et les organisations internationales, qui soutient les PMA dans leurs efforts pour jouer un rôle plus actif dans le système commercial mondial en les aidant à remédier aux contraintes du côté de l'offre qui font obstacle au commerce. Ainsi, le CIR vise plus largement à favoriser la croissance économique et le développement durable et à faire sortir davantage de gens de la pauvreté.

Le programme fournit actuellement une aide à 46 PMA et à 3 pays récemment sortis de la catégorie des PMA; il est financé par un fonds d'affectation spéciale multidonateurs, le Fonds d'affectation spéciale pour le CIR, qui rassemble les contributions de 23 donateurs. Un objectif de financement de 250 millions de dollars EU sur cinq ans a été établi à l'occasion d'une conférence d'annonce de contributions de haut niveau organisée en 2007; le Fonds cherche à recueillir des contributions additionnelles ainsi que celles en cours. Le CIR vise à intégrer le commerce dans les stratégies nationales de développement, à mettre en place les structures nécessaires pour coordonner la fourniture de l'assistance technique liée au commerce et à renforcer la capacité de faire du commerce, ce qui consiste aussi à remédier aux principales contraintes du côté de l'offre.

Pour plus de renseignements: eif.secretariat@wto.org et http://www.enhancedif.org/fr.

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